Vie et opinions de JPM, agitateur inculte - Djidjelli

Djidjelli – Deux ou trois choses que je sais d’elle

Djidjelli en littérature : « Kabylie twist »Djidjelli en littérature : « Kabylie twist »

Cela manquait au tableau : un roman dont Djidjelli fût le cadre. C’est fait !

Lilian Bathelot est un romancier montpelliérain qui, me semble-t-il, ne connaît pas Djidjelli, mais qui a toujours vécu entouré de Français d’Algérie « rapatriés », comme on dit. Passionné d’histoire et désireux d’écrire sur l’Algérie et la fin de la guerre, soucieux, tout comme votre très humble serviteur, de ne pas « gober toutes crues les inepties coulées au moule des représentations falsifiées et la mémoire qu’en donnent les “histoires officielles” », il s’est documenté sur notre Algérie, est tombé sur les pages que vous êtes en train de lire, et a estimé qu’elles faisaient partie de ces « témoignages qui s’efforcent à la lucidité autant qu’à la sincérité sur les quelques aspects du monde qu’il nous est donné de côtoyer au cours d’une vie », témoignages qui sont « la seule matière première possible pour tous ceux qui aiment à construire leurs opinions autrement que sur des dogmes ». Or c’est bien mon souci constant. Comme il me l’a écrit, « l’Histoire n’est jamais aussi simple que ce à quoi les idéologies et autres raisons d’État voudraient [...] faire croire ».

Mais trève de citations. Son roman, qui place son intrigue dans quelques lieux que j’ai décrits, s’intitule Kabylie twist (vous comprendrez pourquoi en le lisant, car vous allez le lire), je l’ai lu sur manuscrit quelques mois avant sa parution, et il est passionnant. Attention, c’est une fiction, et aucun de ses personnages n’a existé dans la réalité – même si je trouve que son Najib, le cinéphile qui passe la moitié de sa vie au Glacier, où il entre sans payer pour voir tous les films, juché sur la cabine de projection, possède quelques points communs avec ma petite personne (à cela près que moi, j’ai toujours payé).

Kabylie twist

En tout cas, rien n’est éludé, surtout pas l’abandon des harkis après le cessez-le-feu – expression à propos de laquelle je me retiens à quatre pour ne pas l’encadrer de guillemets vengeurs. Le livre est beau, bien écrit par un auteur chevronné, il est sorti le 2 février 2012 chez Gulf Stream dans la collection Courants Noirs, il compte 354 pages et ne coûte que 14, 50 euros. Ne faites pas la bêtise de le rater !

Sites associés : Kinopoivre (critiques de films)Yves-André Samère a son bloc-notes

Dernière mise à jour de cette page le samedi 2 février 2013.

Blason de Djidjelli