Vie et opinions de JPM, agitateur inculte - Présentation

JPM s’autoportraitise

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Présentation

En vérité, je m’appelle Jean-Pierre, car on ne m’a pas demandé mon avis à ma naissance. Mais présentons-nous, ça se fait dans le beau monde. Pas de panique, je ne vais pas vous raconter ma vie (une vraie comédie musicale), mes goûts et dégoûts suffiront.

Ce que j’aime

Outre le cinéma, dont je parle sur un autre site, d’abord la musique. La bonne. Les classiques, de Bach à Gershwin. Certaines formes de jazz : Count Basie, Ella Fitzgerald, les pianistes avant tout, comme Erroll Garner. Outre le jazz et les classiques, Queen. Pas la techno, pas le reggae, pas le rap, cette bouse raciste, machiste et homophobe. J’ai bien dit « la musique », donc ne nous égarons pas !

Avec cela, rire, les livres, rire, les ordinateurs, rire, le piano, rire, le théâtre, rire, la radio, rire, mes amis, rire, ne rien faire, rire, Paris, rire.

Et le cinéma, histoire de me répéter : mon premier souvenir se situe à l’âge d’un an ou deux, et je revois encore quelques images, très étranges, de mon premier film, à Touggourt, au Sahara. Après une enquête serrée, il s’avère que ce devait Tarzan l’homme-singe. On ne peut pas toujours commencer par Citizen Kane.

Mais vous ai-je dit que j’aimais rire ?

Ce que je n’aime pas

Les charlots, style « j’ai promis et ça doit te suffire, inutile que je me fatigue à tenir mes promesses ». Ils appliquent, ces glandus, le théorème de Charles Pasqua, « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Les humoristes de bas étage, style Lagaf’, Bigard et quelques milliers d’autres, généralement vus à la télé, comme on dit...

Les faux-culs, aussi, style « Je donne des leçons de morale au J.T., malgré mes deux condamnations en correctionnelle pour violence et corruption passive ».

Les nouveaux beaufs, style « Moi, j’ai fait mes études à H.E.C., et j’entends bien les rentabiliser en te marchant sur la tête », ces parasites sociaux dont la devise tient en trois mots, Bouffe, Cul, Fric.

Les charlots mâtinés faux-culs, intéressante synthèse des deux catégories ci-dessus, style « Ton affaire, sois tranquille, je m’en occupe dès ce soir et je te rappelle sans faute ».

Ce qui me bassine

TOUS les jargons, y compris le parler lycéen en vigueur, particulièrement gonflant vu son niveau rase-mottes. Lisez Albert Einstein, l’un des plus grands esprits du siècle précédent ; il ne jargonne pas, et, bien que ce soit d’un haut niveau, on comprend tout ce qu’il écrit ; écoutez un homme politique interrogé un soir d’élection, il n’a rien dire et le fait longuement savoir dans sa langue de bois. Voilà la différence. Qu’on se le dise : un langage sclérosé, c’est l’indice d’un esprit sclérosé.

Hé oui, c’est une de mes obsessions, de celles qui me permettent de transformer en cauchemar la vie de mes amis. Je suis certain que vous avez, comme tout un chacun, repéré cette manie de « saisir des opportunités » évidemment « incontournables » (pour enjoliver, dire « BIEN évidemment », c’est plus élégant), de se prétendre « surbooké » (ah ! Ces gens débordés qui n’ont jamais le temps pour leurs amis...), de s’exclamer « J’hallucine » à tout événement un peu inhabituel qui « intervient » (un événement qui intervient, je hurle de rire), de croire que « C’est pas évident » a le même sens que « C’est difficile », de répéter à tout instant « Faut pas se prendre la tête » (belle maxime, et si justifiée : ce qui est fragile est précieux), ou de radoter « C’est clair » deux cent quatre-vingt-trois fois par jour, une expression qui commence à me les briser (il s’agit de mes enthousiasmes, bien sûr). Je vous laisse trouver d’autres exemples. Amusez-vous.

Ce que je déteste

Les emmerdeurs, les oignons cuits, les moralistes, Gérard Miller, les règles qu’il ne faut pas chercher à comprendre, les petits chefs, les faux amis qui ne pensent qu’à vous exploiter, les emmerdeurs qui tentent de vous paratager de force leurs obsessions, les charlatans de l’irrationnel (astrologie, médecines douces, parapsychologie, voyance, radiesthésie, homéopathie, numérologie, télékinésie, tordeurs de cuillères, etc.), la fumée de cigarettes, les dogmes et idées reçues (genre « Si t’es beau, t’es con »), les racistes, les pisse-vinaigre, le respect des croyances, « toutes respectables » (sic), le Journal télévisé, les homophobes, l’extrême droite et ses satellites du genre « mère » Teresa (il n’y avait pas plus méchant et impitoyable que ce Tartuffe femelle, renseignez-vous), les films de Luc Besson et de Tarantino, le sport de compétition (foot et courses automobiles en premier lieu), les gens qui ont l’esprit de système, ceux qui vous psychanalysent en toute occasion, et ceux qui vous demandent de quel signe vous êtes. Et aller chez le coiffeur. D’ailleurs, je n’y vais jamais. Qui a crié « Ça se voit » ?

Ce que je hais

L’idée même de Dieu. Depuis qu’il y a des hommes sur Terre, on a davantage torturé, tué, massacré au nom de l’amour de Dieu que pour tout autre raison. Ce n’est pas moi qui le dit, d’ailleurs, c’est le professeur Laborit. Et Michel Onfray ne perd pas une occasion de le rappeler. Vous avez rencontré beaucoup de fanatiques chez les sceptiques ?

Mes humoristes préférés

Coluche et Desproges chez ceux qui sont partis. Chez ceux qui sont encore là, mon copain Didier Porte (France Inter et sur scène), dont j’ai réalisé le site, et François Morel (France Inter, et sur scène), de vrais humanistes, et qui savent écrire !

Mes auteurs de romans policiers préférés

Joseph Hansen et Ruth Rendell. Et aussi Teri White : lisez donc Un trio sans espoir (en anglais, Triangle) dans la Série Noire. En France, Fred Vargas et parfois Brigitte Aubert. Mais la liste est longue...

Mes auteurs de « grande littérature » contemporaine

Vidiadkar Sarajprasad Naipaul et Salman Rushdie. Non, ce n’est pas du snobisme, je les aime vraiment. Ne croyez pas ceux qui prétendent que Les versets sataniques est un livre insipide, ils ne l’ont pas lu ! J’avais prédit qu’un jour, l’un ou l’autre de ces deux auteurs britanniques, les deux plus grands du Royaume-Uni, nés chacun et comme par hasard dans une ancienne colonie, décrocherait le Prix Nobel. Bien vu, un an et demi plus tard, Naipaul l’a obtenu ! Rushdie attendra, les Occidentaux ont assez d’ennuis avec les islamistes...

Mes réalisateurs de cinéma préférés

Alfred Hitchcock, Luchino Visconti, Jerry Lewis, Stanley Donen, Orson Welles, Stanley Kubrick (sauf pour Eyes wide shut !), Vincente Minelli, Jean Renoir, Marcel Carné, Julien Duvivier, Woody Allen, Satyajit Ray. Quoi ! Je ne cite ni Lucas ni Spielberg ? Ben non. Et je n’ajoute pas « Désolé ».

Actrices préférées

Yvonne de Carlo et Tippi Hedren. Vous ne connaissez pas ? Tant pis pour vous ! Et Julia Roberts. Et Neve Campbell. Et Scarlett Johansson. L’ex-madame Pitt ? Non !

Acteurs préférés

James Stewart et Louis Jouvet chez ceux qui ne sont plus là ; pour les vivants, River Phoenix (ci-contre), Matt Damon et Jalil Lespert. Oui, je place River Phoenix parmi les vivants. Et alors ? Il est tout de même plus vivant que Frédéric Diefenthal, non ?

Au théâtre, je préfère la comédie à la tragédie – normal, voir plus haut. Mes « idoles », pour parler bêtement : Molière, Feydeau, Goldoni, Marivaux et Beaumarchais. Ce qui n’exclut pas Shakespeare, bien sûr. Et si Sabine Haudepin est de la distribution, je suis aux anges.

Au music-hall, Wally, que vous ne connaissez pas encore, mais ça viendra peut-être un jour, et Brachetti, un génie. Les chanteurs me font suer, en général, mis à part quelques groupes comme Chanson Plus Bifluorée, Les Joyeux Urbains ou les Wriggles, qui se sont hélas séparés, et qui fut sans doute le groupe le plus talentueux de la scène française. Plus quelques auteurs de premier plan comme Thomas Fersen. Mais surtout pas Vincent Delerm ni Carla Bruni, ces raseurs ! Quant aux prétendues comédies musicales françaises, ne me faites pas rire, j’ai les lèvres gercées.

J’adore la radio, celle sans pub, et Claude Villers, hélas à la retraite retrait depuis septembre 2004, reste le maître incontesté, le créateur du Tribunal des Flagrants Délires. En revanche, la télé me bassine considérablement. Quelques séries télévisées échappent au massacre : Friends, Six feet under, Monty Python’s Flying Circus, KYTV, Benny Hill, Happy days, Absolutely fabulous, Queer as folk. En France, Kaamelott mis à part, rien, et je ne le fais pas exprès. Un seul feuilleton, Dynasty, surtout pour Joan Collins, LA star ! J’ai commencé d’ailleurs un site sur Dynasty.


Tippi Hedren, ancien mannequin, a débuté tardivement au cinéma dans Les oiseaux, d’Alfred Hitchcock. Du même réalisateur, elle a ensuite été la vedette de Marnie. Elle faisait aussi partie de la distribution dans le dernier film de Charles Chaplin, La comtesse de Hong-Kong.

Elle est la mère de Melanie Griffith.


Yvonne de Carlo, née en 1922, a débuté au cinéma à l’âge de dix-neuf ans, et paru dans 97 films et téléfilms, le dernier datant de 1995. On la surnommait « la plus belle femme du monde ». Vous n’avez pas pu la rater dans Les dix commandements, de Cecil B. DeMille, où elle interprétait le rôle de Séphora, l’épouse de Moïse.


Âgés de 31 à 34 ans, les Wriggles étaient cinq comédiens, auteurs, compositeurs, chanteurs : ci-contre et de gauche à droite, Franck Zerbib, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Antoine Réjasse et Frédéric Volovitch, mis en scène par Sébastien Lalanne. Leurs chansons, soutenues par une seule guitare sèche, et qui tirent à boulets rouges sur la connerie des prétendus grands de ce monde, sont donc ouvertement engagées à gauche et vers l’écologie. Elles sont reliées par des sketches très courts. Né au café-théâtre, leur spectacle passe maintenant dans les grandes salles, qu’ils remplissaient aisément, et où ils remportaient un véritable triomphe. Après leur séparation, ils ne sont plus que trois. Le groupe Volo est né de la scission.


Arturo Brachetti
Wally