JPM a un avis sur tout – Déboulonnons

Déboulonnons

Ce sacripant de JPM ne respecte rien, et il lui faudrait une bonne guerre. Déboulonner la statue des gens en place, rien ne lui plaît davantage.

Voici quelques échantillons de son vice, non datés, car les faits rapportés n’ont rien à voir avec l’actualité.

Cousteau écolo

D’accord, il est mort, mais ce n’est pas une raison pour ne plus parler de lui.

Administrateur de Spirotechnique, une filiale d’Air Liquide, il touchait 5 % de royalties sur le chiffre d’affaires de cette firme florissante... qui équipe une cinquantaine d’armées dans le monde. Une meilleure affaire, en tout cas, que le Centre de Loisirs qui portait son nom, au Forum des Halles de Paris, et qui a dû fermer ses portes, alors même que la Mairie de Paris ne lui faisait payer aucun loyer.

Il est vrai que là, c’était son fils Jean-Michel qui dirigeait. Son père le tenait pour incapable de faire de l’argent, et avait ainsi commenté le bide retentissant : « Ce n’est pas l’échec du Parc, c’est celui de mon fils ». Quant à prendre la succession du patriarche défunt, Jean-Michel n’avait rien à espérer, son père avait pris ses dispositions. « J’y ai mis mon veto absolu. Mon fils est charmant, [...] mais il n’est pas capable. [...] Ce n’est pas parce qu’un gosse est né de votre sperme (sic) qu’il a les qualités pour vous remplacer », avait-il déclaré le 20 août 1993 au « Nouvel Économiste ».

Jean Giraudoux

Bien sûr, Jean Giraudoux était un grand écrivain, et Louis Jouvet a eu raison de jouer ses pièces. Mais enfin...

En 1939, Giraudoux réclame un « ministère de la Race » (sic), et il écrit dans Pleins pouvoirs : « Nous sommes pleinement d’accord avec Hitler pour proclamer qu’une politique n’atteint sa forme supérieure que si elle est raciale, car c’était aussi la pensée de Colbert ou de Richelieu ». Et il ajoute : « Sont entrés chez nous, par une infiltration dont j’ai essayé en vain de trouver le secret, des centaines de mille Ashkenasis juifs échappés des ghettos polonais ou roumains. [...] Ils apportent là où ils passent l’action clandestine, la concussion, la corruption, et sont des menaces constantes à l’esprit de précision, de bonne foi, de perfection qui était celui de l’artisanat français. Horde qui s’arrange pour être déchue de ses droits nationaux et braver ainsi toutes les expulsions, et que sa constitution physique, précaire et anormale, amène par milliers dans nos hôpitaux qu’elle encombre. »

C’est grâce à des idées aussi saines qu’il fut Commissaire à l’Information en 1939-1940.

Tito

Les Occidentaux avaient un faible pour Tito, l’ancien dictateur de la Yougoslavie, et regrettent encore sa disparition et les drames qu’elle a entraînés.

Il faut dire que Tito savait y faire pour soigner sa popularité à l’étranger : il lui suffisait d’autoriser les revues pornos et le nudisme sur les plages de Yougoslavie pour que l’Occident, charmé par son « libéralisme », n’aille pas chercher plus loin.

En fait, la Yougoslavie était l’un des pays communistes les plus répressifs, pratiquant (et enseignant aux pays frères) la torture et les pires méthodes de la police secrète.

Les prisons yougoslaves ont été les plus terribles de l’Europe de l’Est, qui ne manquait pourtant pas de références en ce domaine.

Le cardinal Decourtray

Après l’arrestation de Paul Touvier, le cardinal Decourtray, archevêque de Lyon, alors patron des évêques français, et qui voulait sauver la face, n’a pas pu faire autrement que de prétendre « jouer la transparence » en ouvrant aux historiens les archives de l’Église de France, qui avait caché le chef milicien après la Libération.

Mais Decourtray n’a pas toujours été aussi « transparent ».

Quelques mois avant cette arrestation, le colonel de gendarmerie Recordin, qui recherchait Touvier, lui a demandé l’autorisation de consulter les mêmes archives pour faciliter ses recherches.

Autorisation refusée !

Benazir Bhutto

Richissime héritière de propriétaires terriens, elle n’a rien fait, parvenue au pouvoir, contre sa classe sociale : les grands propriétaires du Pakistan ont continué d’être exemptés d’impôts, sauf erreur.

Femme en pays islamique, elle n’a rien fait pour les femmes : toutes les lettres que lui adressait le Forum d’Action des Femmes de Karachi, lui demandant d’abroger les lois islamiques sur les femmes ou de libérer leurs sœurs emprisonnées pour adultère, sont restées sans réponse.

Sous son « règne » de Premier ministre, bastonnades et flagellations en public ont continué de plus belle ; elle a seulement dit que « couper les mains d’un voleur POURRAIT être inadéquat » (sic).

Éducation étatsunienne

Selon un rapport publié en 1993 par le ministère de l’Éducation aux États-Unis, 42 millions d’Américains seraient illettrés, c’est-à-dire incapables, non de déchiffrer, mais de comprendre le sens des mots qu’ils lisent.

Le même rapport affirme que 4 % des étudiants du secondaire sont dans cette situation. On se demande comment ils sont parvenus à être étudiants. Ou plutôt, on ne se le demande pas : ils devaient être bons en sport...

Ronald Reagan

Lorsqu’il dirigeait le Syndicat des Acteurs, Ronald Reagan était payé par le FBI pour dénoncer ses collègues de gauche. Mais le FBI le considérait comme « une source de faible intérêt ».

Oum Keltoum

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la grande et belle chanteuse tunisienne Hassiba s’exila en Égypte, car elle reprochait à la France de ne pas tenir ses promesses de liberté envers la population de son pays.

Au Caire, elle obtint un grand succès, qui suscita la jalousie d’Oum Keltoum, la super-diva du monde arabe. Laquelle Oum Keltoum tenta de lui interdire de chanter.

Hassiba ayant fait valoir que, « ambassadrice » de la chanson tunisienne, elle ne concurrençait en rien la chanteuse égyptienne, celle-ci l’« autorisa » à se produire à la radio du Caire.

Mohammed V

Une légende tenace veut que la monarchie marocaine « protège les Juifs ». La réalité est quelque peu différente. Si Hassan II aimait bien les Juifs – et surtout les Juifs riches, les pauvres ayant émigré depuis longtemps –, car il les utilisait volontiers pour ses affaires privées, il n’en était pas de même de son père Mohammed V, « grand ami de la France », et qui jouit encore en ce domaine d’une réputation usurpée.

Alors qu’il avait précédemment prouvé sa capacité à opposer au Protectorat français sa force d’inertie en faisant la grève de la signature des dahirs (les décrets) décidés par la Résidence française, Mohammed Ben Youssef appliqua au Maroc, sans la moindre réticence, les lois antijuives promulguées par Pétain entre 1940 et 1943, notamment le fameux numerus clausus qui limitait (ou interdisait) l’accès des Juifs aux emplois publics.

C’est le débarquement allié en Afrique du Nord qui, mettant fin au processus engagé par Mohammed V, sauva du nazisme les Juifs marocains.

Christophe Colomb

Découvreur ? Non mais, soyons sérieux une minute. Vous croyez vraiment qu’on « découvre » un continent déjà peuplé de cent millions, ou peu s’en faut, d’êtres humains ? Et les premiers découvreurs d’une terre ne sont-ils pas ceux qui l’habitent déjà ?

Lorsqu’il arrive dans les Caraïbes (il n’a jamais posé le pied sur le continent lui-même), ce fameux vendredi 12 octobre 1492, Colomb ignore que l’y ont précédé, mais sur le continent, environ 30 000 ans auparavant, des chasseurs venus d’Asie, et passés à pied sec par le détroit de Béring, désormais submergé.

Mieux encore : il n’est même pas le premier Européen à faire le voyage. Un Scandinave, Leif Ericsson, vers l’an 1000, lui a déjà coupé l’herbe sous le pied.

Bien que les premiers indigènes se soient montrés pacifiques (d’autres, rencontrés plus tard, ne l’étaient pas), qu’ils aient même ignoré l’existence des armes, de la guerre et de l’« art » de réduire leurs ennemis en captivité (Colomb le reconnaît dans l’une de ses premières lettres), la conquête commence très vite, accompagnée d’une christianisation impitoyable, et d’un pillage en règle des richesses du continent. Colomb lui-même, par contrat, en perçoit les 10 % !

Un exemple : en trente ans, le peuple Taïno des Grandes Antilles et Caraïbes disparaît complètement ; il est vrai qu’il ne comptait QUE trois millions de personnes... Un siècle après, la population, décimée par les massacres et les maladies importées d’Europe, grippe, rougeole, variole, choléra, avait quasiment disparu.

« Mère » Teresa

Le personnage de la chrétienté le plus intouchable : « mère Teresa ». Rares sont ceux qui ont osé relever qu’en 1980, cette sainte vivante, pas encore prix Nobel de la Paix, avait accepté un autre prix peut-être moins reluisant, qui lui était décerné à Port-au-Prince par le dictateur haïtien Jean-Claude Duvallier, surnommé « Bébé Doc » en référence à son père, le Président à vie et docteur Duvallier, l’un des tyrans les plus sanglants du tiers monde. Or elle ne s’en tint pas à ce coup de cornette pro-Duvallier en Haïti, puisqu’en 1989, c’est sur la tombe d’Enver Hodja, le défunt et sanglant dictateur communiste albanais, qu’elle déposa une gerbe de fleurs. En hommage pour avoir, durant ses années de tyrannie, fermé les mosquées ?

Mais ce n’est pas tout. Le comportement de cette prétendue sainte, considérée à l’égal d’une vache sacrée, quoique un peu moins en Inde, mais qui était en fait un redoutable suppôt de l’extrême droite, a inspiré un livre paru en 1995 à Londres et à New York, Le mythe de mère Teresa, par Christopher Hitchens, journaliste à « The Nation » et à « Vanity Fair » – ouvrage dont les médias n’ont évidemment pas rendu compte, à l’exception de « Charlie-Hebdo ». La « sainte » y apparaît sous un jour peu reluisant, soutenant l’interdiction du divorce en Irlande mais approuvant celui de Charles et Diana (les pauvres n’ont pas les mêmes droits que les riches, c’est évident) ; opposée tant à l’avortement, même en cas de viol (elle affectait d’y voir le « principal danger menaçant la paix mondiale », pas moins !), qu’à toute forme de contraception, fût-elle naturelle ; courant autant après la célébrité, grâce à un « plan média » parfaitement au point, qu’après un argent dont « ses » malades ne profitaient en rien, ni dans le domaine de la santé, ni dans celui du développement ; refusant aux malades tout médicament antidouleur, aux agonisants le moindre soin palliatif ; acharnée à persuader les pauvres que leur misère et leurs souffrances étaient un don de Dieu ; soutenant activement le cercle Renaissance, association proche du Front National ; et acceptant des sommes importantes et détournées par un escroc notoire, Charles Keating (condamné à dix ans de prison pour la faillite des caisses d’épargne américaines, il avait escroqué dix-sept personnes pour 900 000 dollars. Comme il avait fait don à la « sainte » d’un million de dollars et lui avait offert l’usage de son avion privé pour ses déplacements, elle écrivit une lettre personnelle au président du tribunal, le juge Lance Ito – qui devait juger plus tard O. J. Simpson –, réclamant la clémence pour l’escroc. Paul Turley, l’assistant du procureur de Los Angeles, lui demanda de rendre l’argent qu’elle avait reçu et qui provenait des économies des gens modestes grugés par Keating, mais elle ne le fit jamais).

Les activités de la religieuse ne furent jamais dénoncées, sauf dans le livre cité plus haut et dans un documentaire du même auteur, Hell’s Angel, diffusé par la chaîne de télévision britannique Channel Four à l’automne 1994.

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Dernière mise à jour de cette page le lundi 7 novembre 2016.