JPM a un avis sur tout - Les bourdes de France Inter

Les bourdes de France Inter

Radio-bêtaMardi 12 août 2003

Le bêtisier du matin à la radio (France Inter, évidemment) :

    - un journaleux parle de la « canicule estivale ». Tout à fait, Thierry ! Et la canicule hivernale, c’est pour quand ?

    - le gouvernement prétend ne pas être « responsable de la météo ». Ben si, mon pote ! La météo, c’est l’étude du climat, et ça dépend bel et bien de Météo-France, un organisme officiel. Ce dont le gouvernement n’est pas responsable : le climat et ses variations.

Vive l’astrologie, nom d’une comète !Lundi 18 août 2003

Écouté Le masque et la plume. Ce qui m’a fait tomber de ma chaise, ce n’est pas d’apprendre que le bouquin de Françoise Hardy sur l’astrologie se vendait bien. C’est plutôt le comportement de Jérôme Garcin et de ses acolytes. D’abord, le fait de mettre ce livre au sommaire de l’émission. Je sais qu’on est en été, mais quand même, si on a des trous à boucher dans le programme, il doit bien exister d’autres livres, fût-ce dans le genre léger, que celui-là. Ensuite, le fait de demander à tous les critiques de quel signe ils étaient, c’est donner sa caution morale à une énorme connerie. Et ils ont tous répondu, ces veaux ! Moi, quand on me pose de genre de question, j’envoie balader le questionneur (qui est le plus souvent une questionneuse).

Du reste, personne n’est capable de répondre correctement à une question pareille, car elle est sans objet, sachant que, parmi des milliers d’autres raisons : 1) les « signes » n’ont aucune existence et ne correspondent EN RIEN aux constellations auxquels ils sont censés se rattacher, puisque, en raison du phénomène de la précession des équinoxes, il y a eu, depuis l’invention de l’astrologie, un décalage qui fait que le Soleil ne « se trouve » plus dans les mêmes constellations qu’en ces temps reculés ; 2) on ne voit pas pourquoi il n’y aurait que DOUZE signes alors que le Soleil traverse TREIZE constellations durant sa course annuelle. Et ce détail-là, tout le monde peut le vérifier en regardant simplement une carte du ciel : les astrologues ont oublié Ophiucus ! Ophiucus s’appelle aussi Serpentaire, et c’est loin d’être une petite constellation de rien du tout, car au contraire elle occupe dans le ciel une surface très importante – bien plus qu’Orion ou la Grande Ourse, pour ne citer que les très connues.

Bref, ces critiques réputés intelligents, qui travaillent sur une chaîne de service public, ont tous accepté de se prêter à cette pantalonnade. On a même entendu Patricia Martin dire qu’elle « ne savait pas » si l’astrologie avait une base scientifique, ou pas. Mais si, chérie, on « sait » qu’elle n’en a aucune ! Interroge n’importe quel astroNOME, tu auras la réponse. Il n’existe pas au monde un seul scientifique qui croit à ces fadaises.

Payés pour quoi ?Dimanche 7 septembre 2003

Les chroniqueurs au Fou du Roi, sur France Inter, touchent 1500 francs, environ 230 euros, pour une heure de présence, même s’ils n’y foutent pas grand-chose, comme Muriel Cousin ou Jérôme Duhamel. Il y a quelques jours, ce dernier, qui est tout de même éditeur et publie chaque année un livre sur les bêtisiers des autres, avouait qu’il ne connaissait pas le mot didascalie ! Et neuneu, il connaît ?

Les beaux titresJeudi 11 septembre 2003

Un certain Luc Lang publie un bouquin qui s’intitule 11 septembre mon amour. Et j’approuve France Inter de faire la publicité d’un livre doté d’un titre d’aussi bon goût. Comme aurait dit Desproges, on attend avec impatience un Saint-Barthélémy mon coco chéri.

Pom-pom-pom PomMardi 23 septembre 2003

Je me gausse : aujourd’hui sur France Inter, Didier Porte voulait parler musique, et il se demandait si c’était bien la Neuvième du gros Ludwig qui commençait par « Pom-pom-pom Pom ». Alors il a demandé à Guy Carlier, qui lui a répondu que oui-oui, c’était bien celle-là.

Vous pensiez bêtement que c’était la Cinquième ? Arrêtez de rire, on sait bien que tout augmente !

Crimes sexuelsLundi 13 octobre 2003

Samedi, la radio nous rapporte qu’on a retrouvé le corps d’une petite fille disparue. Elle a été étranglée, « donc », nous affirme-t-on, il doit s’agir d’un crime sexuel. C’est vrai qu’étrangler, comme pratique, est très sexuel.

Puis, hier, on nous apprend que l’autopsie dément le crime sexuel. La gosse n’a pas été violée.

La première annonce, c’était pour rendre la nouvelle plus vivante ?

Déjà !Lundi 12 décembre 2005

Entendu aujourd’hui à midi dans le journal de France Inter, et la journaliste semblait enthousiaste, que « soixante-dix pour cent des Français ont DÉJÀ choisi leur médecin traitant » – choix que la loi rend obligatoire.

Lapsus, direz-vous. Pas du tout. Le « déjà » a été repris, et à deux reprises, dans le journal de 19 heures du même jour, présenté cette fois par un journaliste masculin, qui semblait se réjouir de la nouvelle autant que s’il était le porte-parole du ministère de la Santé.

Ce « déjà » est d’autant plus admirable et cet enthousiasme d’autant plus justifié que nous sommes le 12 décembre (déjà), or la date limite imposée aux citoyens français était... le 30 juin précédent. Bref, plus de cinq mois de retard. Et nous n’avons pas tous obtempéré, loin s’en faut.

Cela rappelle les charlataneries des publicitaires, notamment quand ils veulent nous faire acheter un disque ou un DVD. Avant tout, il faut faire comprendre aux ploucs (nous) que l’offre, si on peut dire, est exceptionnelle. On ne dira jamais, par conséquent, que le bidule est en vente, simplement ; non, il faut clamer, soit que le disque est « DÉJÀ dans les bacs » (ils sont gentils, voyez comme ils ont fait vite pour nous être agréables), soit qu’il est « ENFIN dans les bacs » (on n’en pouvait plus d’attendre, soulagement).

On nous fait le coup chaque fois, il faut croire que c’est efficace. Et du coup, voilà les journalistes ravalés au rang des publicitaires.

Interview conformeSamedi 24 décembre 2005

On sait bien qu’Ivan Levaï n’est pas une épée, dans le domaine de l’interview, mais enfin, poser une question aussi bête que celle qu’il a sortie aujourd’hui, dans son émission sur France Inter, cela dépasse les limites du conformisme. L’émission avait pour thème les séries télévisées, et il interrogeait un acteur qui avait eu pour partenaire une actrice ayant joué récemment sur scène avec Alain Delon. Question : « Est-ce que vous êtes tombé amoureux de votre partenaire ? ».

Ce type de question contenant la réponse est un grand classique pour intervieweur débutant (Levaï a 68 ans), et possède l’avantage de faciliter les choses à l’interviewé : il sait quoi répondre pour faire plaisir au journaliste !

Accessoirement, on pourrait s’étonner qu’en 2005, les journalistes en soient encore à présupposer que tout acteur mâle doit obligatoirement tomber amoureux de toute actrice qu’il approche dans l’exercice de son métier. Ce n’est pas un peu sexiste ? Voire un peu con ?

La culture qui valseVendredi 30 décembre 2005

France Inter, journal de 19 heures. Le blaireau de service, après avoir énuméré un certain nombre de personnalités marquantes (Yannick Noah, l’abbé Pierre, Mimie Mathy, Jean Reno, etc.), complète la liste en annonçant qu’en 2006, on va aussi beaucoup parler d’une autre personnalité, Mozart, parce qu’il est né il y a deux cent cinquante ans. Tout à fait judicieux, en effet, de le mettre dans le même sac que Jean Reno et Mimie Mathy. On a échappé à Sami Naceri, Régine et madame de Fontenay.

Histoire de parachever cette touche culturelle, il ajoute qu’on va, tout au long de l’année, entendre une kyrielle d’œuvres du divin compositeur, « dont les inévitables Valses, Les noces de Figaro, etc. ». Et c’est bien vrai que les Valses de Mozart viennent tout de suite à l’esprit quand on pense à Wolfie ! Je suis sûr que vous sifflez des valses de Mozart le matin en prenant votre douche.

Ne soyons pas cruels : la valse a été introduite à Vienne en 1786, et Mozart en a composé quelques-unes l’année suivante. Mais elles sont restées plutôt confidentielles. Pas de quoi les qualifier d’« inévitables ». Le journaliste-sic a confondu avec Johann Strauss. La valse n’est devenue à la mode qu’après 1825, or Mozart est mort en 1791.

JobardsVendredi 10 mars 2006

Ils gobent tout, les journalistes-sic de France Inter : ils ont vraiment cru, sur la foi d’une affiche bidon, que le spectacle monté au Cirque d’Hiver à partir d’Orange mécanique était « interdit aux moins de seize ans », simplement parce que le producteur avait écrit cet énorme mensonge sur les affiches ! Rappelons que la censure théâtrale N’EXISTE PAS en France...

RadioCom sur France InterMercredi 22 mars 2006

Du lundi au vendredi sur France Inter, en dehors des périodes de vacances, l’émission RadioCom c’est vous (tu parles !), entre 8 heures 40 et 8 heures 55, prétend donner une libre parole aux auditeurs qui ont une question à poser, soit à l’invité du jour, soit à la rédaction. Cette émission est pilotée par Stéphane Paoli, journaliste qui jouit d’une réputation d’honnêteté, réputation quotidiennement auto-entretenue, que seuls quelques naïfs prennent encore au sérieux. Il faut n’avoir jamais participé à une émission-téléphone de France Inter, en effet, pour ignorer que l’on coupe le micro des appelants dès qu’ils ont fini d’énoncer la question que les employés du standard, dans l’heure qui précède, ont laborieusement notée MOT À MOT ! Ce pour quoi, pratiquement en aucun cas, l’auditeur ne peut rectifier ni même commenter la réponse qu’on lui a donnée à l’antenne.

Sachant cela, de plus en plus de questionneurs militants ont pris l’habitude de poser des questions bidons, puis, dès qu’ils ont la parole, en posent une autre : lorsqu’on vous donne la parole une seule fois dans votre vie entière, vous auriez tort de vous gêner...

Naturellement, dans le lot, quelques illuminés, quelques raseurs, quelques obsédés. Mais, le plus souvent, ce sont des gens que l’on a précédemment fait taire, et dont la question n’aurait jamais été retenue si elle avait été exposée sincèrement. Par exemple, quand elle se référait au peu de pugnacité des journalistes de France Inter face aux puissants, surtout médiatico-financiers.

Cette censure préalable n’a jamais empêché Stéphane Paoli de jouer les libéraux, et il affectait de prendre en riant les quelques incidents mettant en cause sa personne. Jusqu’au 13 mars dernier ! Mieux : jusqu’au samedi 25 mars à 11 heures 17 sur France Inter, dans l’émission d’Ivan Levaï, il prétend que les questions « ne sont pas triées ». Gonflé !

Le fond de l’air effraieMardi 15 août 2006

On ne se lasse pas d’écouter France Inter, car journaux et magazines y sont une véritable usine à bourdes. Ce matin, peu avant 8 heures, l’animateur commente le bulletin météo : « Mais on a connu une exceptionnelle chute des températures ces jours précédents ! Nous sommes passés de 40° à 17°, pratiquement la moitié ».

Tout à fait, cher ami !

Laissons de côté l’acrobatie arithmétique qui fait, d’une baisse de 23 degrés, la moitié de 40, et rappelons à ce neuneu que les températures ne sont pas des quantités, mais des repérages. Quelle opération arithmétique a-t-il faite ? Qu’aurait-il dit si la température était passée de 40 à -10° ? Ou de 30° à zéro ?

Ivan le terrible ...ment mal renseignéDimanche 24 décembre 2006

Ivan Levaï, qui fait la revue de presse les samedis et dimanches matins sur France Inter, est toujours aussi bien informé (normal, il a été directeur de la rédaction). Le matin de ce 24 décembre, il parle de l’Immaculée Conception et de la naissance de Jésus, et commet deux bourdes.

D’abord, l’ultra-classique, croire que l’Immaculée Conception désigne la conception de Jésus, né d’une vierge, selon le Vatican. Or n’importe quel curé vous dira que ce dogme désigne la conception DE MARIE, pas de Jésus. Marie, raconte le Vatican qui n’a aucun intérêt à fabriquer des légendes, a été conçue sans le péché originel que nous devons à Ève.

Ensuite, il affirme que Jésus est probablement né « entre 5 et 6 ». Pour le plus grand mal des mathématiques, car il n’y a eu aucune année ENTRE 5 et 6, évidemment. Et au détriment de l’Histoire, puisque l’Évangile de Mathieu affirme que Jésus est né pendant le règne d’Hérode le Grand... lequel est mort en -4 !

Jouons à nous faire peurSamedi 20 janvier 2007

Ce matin, dans son émission Parenthèses sur France Inter, Laurence Luret (la fille de Jean-Marie Cavada) a invité une « philosophe » (les guillemets s’imposent), Barbara Cassin, qui a écrit un livre sur Google. Et, comme presque tous ceux qui écrivent sur les nouvelles techniques, elle fait mine de s’effrayer des perspectives qui s’ouvrent au public. Faire peur aux gens avec des bêtises, vous n’êtes pas journaliste si vous ne savez pas faire ça.

Thème de la pétoche cassinienne : il paraît que Google, célèbre pour son moteur de recherches à l’efficacité sans égal, espionne nos courriers électroniques ! Rien que ça. Et la dame cite un exemple rocambolesque, de toute évidence inventé de toutes pièces : un internaute, qui avait demandé à sa mère, par message électronique, une recette de tarte, aurait reçu en retour, jointe à la réponse de la maman... une liste de recettes du même ordre ; autrement dit, de tartes. Il y en a qui se perdent...

Conclusion de la prétendue philosophe : Google espionne tout ce que nous écrivons à nos proches.

Faisons un peu de pédagogie.

Lorsque vous envoyez un message électronique, quatre ordinateurs sont impliqués : le vôtre ; le serveur de courrier SMTP de votre fournisseur d’accès (auquel vous envoyez votre message) ; le serveur de courrier POP du fournisseur d’accès de votre correspondant (chargé de recevoir votre message) ; et l’ordinateur de votre correspondant (s’il lit ses messages). Google n’a AUCUN moyen de s’insérer dans ce circuit. Seul peut le faire le gouvernement des États-Unis, avec son système mondial d’espionnage par satellites et paraboles géantes, Echelon. Ce qui, du reste, ne va pas sans ratés, car les internautes au parfum prennent un malin plaisir à insérer, dans les messages qu’ils envoient, des mots-clés stratégiques, qui filent des boutons à Echelon, tels que Kadhafi, Iraq, bombe, terrorisme, islam, etc., à seule fin d’engorger le système !

À supposer que Google ait les moyens financiers d’installer un tel système d’espionnage, il n’en aurait jamais l’autorisation, et se verrait traduit devant un tribunal à la première plainte. Or on sait combien, aux États-Unis même, les citoyens sont procéduriers.

En réalité, ce que Google examine, indexe et archive, c’est tout ce qui, sur Internet, est à la fois permanent et accessible : les sites Web et les forums. N’oublions pas que ce processus d’examen prend du temps. Les messages électroniques, eux, ont une durée de vie extrêmement courtes, puisqu’ils sont effacés dès que le destinataire les a retirés du serveur pour les lire ; et ils ne sont pas archivés. À la rigueur, Google pourrait prendre connaissance des messages qui sont émis sur son propre webmail, Gmail ; mais ce n’est qu’un webmail parmi beaucoup d’autres... et nul n’est obligé d’utiliser un webmail pour envoyer ou lire ses messages. Outlook Express, par exemple, n’en est pas un. Pas plus que Incredimail, Foxmail, The Bat, Pegasus, Eudora ou Thunderbird, pour ne citer que les plus populaires.

Si vous n’êtes pas convaincu, faites l’expérience vous-même, tapez l’adresse électronique de quelqu’un dans le moteur de recherches de Google (votre adresse, par exemple), et constatez le résultat : la recherche ne trouve rien ! Puis jetez un coup d’œil à la rubrique « Recherche avancée... » du même Google, vous verrez qu’il n’est prévu aucune possibilité de recherche dans ce sens. Et cela ne fonctionne pas mieux avec les autres moteurs de recherches.

La « philosophe » citée plus haut a donc tout inventé.

Faire peupleSamedi 20 janvier 2007

En ce moment, France Inter diffuse une nouvelle campagne du ministère de la Santé sur les antibiotiques, ceux qui ne sont « pas automatiques » (sic). Nouvelle orientation, les gosses font la leçon aux parents, histoire de montrer, comme d’habitude, que tous les enfants sont des génies. Structure à la mode : terminer sur une petite note humoristique et hors sujet, destinée à faire oublier que tout cela est de la publicité (on est dans la vraie vie, merde quoi !).

Les publicités du ministère de la Santé brillaient déjà par leur niaiserie, très remarquée au cours de la campagne précédente. Mais il faut être proche du peuple, n’est-ce pas ? Mieux, pour être encore plus proche du peuple, quoi de plus adéquat que les fautes de français ? Au « C’est pas automatique » qui dure déjà depuis plusieurs années, on a ajouté cette fois le « Tu t’rappelles DE c’que j’t’ai dit ? » (ranger ta chambre) de la mère à l’enfant du spot publicitaire.

Voulue ou involontaire, cette horrible faute est de plus en plus répandue. Il n’est plus un film qui ne l’insère dans ses dialogues ; et, il y a deux semaines, Ivan Levaï, dans sa revue de presse du samedi et du dimanche matin sur la même antenne, l’a commise deux fois – sans doute parce que, bienveillant, il entendait préparer la voie à son probable successeur, Steevy Boulay.

CharlatansJeudi 22 mars 2007

Jeudi 22 mars 2007, émission Le téléphone sonne sur France Inter. On fait une émission sur les sondages, et l’un des invités est Roland Cayrol, patron de CSA, un institut de sondage. Un auditeur pose une question très pertinente : « Sachant que l’institut que vous dirigez est une firme privée, à combien évaluez-vous la publicité gratuite que vous vaut votre passage à la radio, et êtes-vous disposé à la payer à France Inter ? ».

Le journaliste et meneur de jeu, Alain Bédouet, fait semblant de ne pas comprendre, et jure ses grands dieux que Cayrol vient à France Inter gratuitement, et que les invités ne sont jamais rétribués.

Naturellement, ce n’était pas le sens de la question, qui avait plutôt la signification inverse !

Inoubliable et marquantJeudi 31 mai 2007

Ils sont toujours aussi brillants, à France Inter, la radio qui collectionne les bourdes. Pour marquer la mort, cette nuit, de Jean-Claude Brialy, on a fait venir au micro la critique intérimaire de cinéma, Christine Siméoni, qui a réussi à dénicher une « scène marquante » avec Brialy dans Les quatre cents coups, le premier long-métrage de François Truffaut ! À se demander si elle a vu le film.

La scène marquante en question : une femme apparaît (Jeanne Moreau, méconnaissable, et qu’on ne reverra plus par la suite), elle cherche un chien. Jean-Pierre Léaud veut l’aider. Mais Brialy (méconnaissable, et qu’on ne reverra plus par la suite), veut la draguer, et dit à Léaud de ficher le camp.

Le tout dure moins de trois secondes, et ni Moreau ni Brialy ne sont au générique. Marquant, non ?

Traduction, SVP !Mardi 15 avril 2008

Au journal de 19 heures, entendu que le prix du gazole avait atteint à New York le prix de « un euro vingt-huit point soixante-et-onze ».

On cherche encore ce que le journaliste a voulu dire...

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Dernière mise à jour de cette page le mardi 4 juillet 2017.