JPM a un avis sur tout - Radios, télés, journaux, livres

Pipole

Bon goûtMardi 8 septembre 2003

Il paraît que la famille Trintignant n’est pas contente. Les amis et la famille de Bertrand Cantat, le chanteur qui a tué Marie Trintignant, ont en effet organisé hier, à Vilnius, une fête de soutien au meurtrier. Je ne comprends pas cette insatisfaction des Trintignant. Une fête, mais quoi de plus approprié pour marquer le coup (oups !).

À mon avis, les potes de Cantat ne sont pas allés assez loin, et un feu d’artifice aurait ajouté à cette heureuse initiative la touche de bon goût qui caractérise souvent le comportement des chanteurs à succès.

J’espère que le champagne était frais, et que Joe Starr avait fait le déplacement.

Santa Madonna !Mercredi 16 septembre 2003

Voilà pas mal d’années que cette « chanteuse » (employons les guillemets, en référence à Citizen Kane) qui se fait appeler Madonna me gonfle sérieusement. L’an passé, je l’avais épinglée pour être allée à Auschwitz exhiber son émotion à tous les passants, émotion pas du tout publicitaire, sous les objectifs d’une armée de photographes qui se trouvaient là tout à fait par hasard. Hier, elle était à Paris afin de faire la pub de son livre pour enfants, que je vous invite tous à acheter afin de finir de le colorier.

Ce n’est pas la première fois que, la jeunesse s’étant carapatée, une ancienne vedette dite « sexy » tourne chaisière. Madonna me rappelle Linda Lovelace. Quoi, vous ne connaissez pas Linda Lovelace ? Elle s’était rendue célèbre en 1972 avec le film d’un certain Gerard Damiano, metteur en scène porno, Deep throat. J’avais vu ce film à Amsterdam (ben oui, quand vous êtes dans un pays dont vous ne connaissez pas la langue, que faire en fin de journée, lorsque les musées ont fermé ? Vous allez au cinéma, et seuls les films pornos sont compréhensibles dans toutes les langues, si j’ose dire).

Or Deep throat était parfaitement chiant. Un peu plus d’une heure de fellations en continu, ça lasse, je dirai même que ça fatigue la mâchoire du spectateur, par mimétisme. Eh bien, après ça, Linda Lovelace s’était reconvertie... dans la lutte contre la pornographie ! Chez nous, Sylvia Bourdon avait eu davantage de classe, elle s’était reconvertie dans la propagande pour l’instauration de la monnaie unique en Europe, et elle avait mieux réussi.

Il y a un passage dans Le misanthrope, de Molière, qui définit très bien ce type de reconversion. Je vous laisse chercher...

Profession : veuveMardi 23 septembre 2003

Est-ce que les veuves abusives seraient une spécialité bruxelloise ? Après la veuve Hergé, qui fait interdire tout ce qui lui déplaît concernant son mari, et ramasse des montagnes de fric qu’elle ne s’est pas donné la peine de gagner, voilà que la veuve de Brel, contre la volonté du grand Jacques, met dans le commerce des chansons qu’il ne voulait pas livrer au public.

Oh ! Pardon pour Bruxelles, que je harcèle injustement, j’ai oublié Hélène Desproges. Elle, c’est bien à Paris qu’elle vit. Allez donc voir au Père-Lachaise l’état dans lequel elle laisse la tombe de son mari. Un gogo a cru devoir m’informer que c’était la volonté de l’humoriste himself, mais comme l’écrivait San-Antonio, « Raconte ça à un cheval de bois, et il te flanque une ruade ».

Question de décence, notamment vis-à-vis des admirateurs de l’artiste : quand une femme tire ses moyens d’existence des fonds de tiroir de son mari, elle peut, au minimum, se remuer les fesses pour aller donner un coup de balai sur les deux mètres carrés qui l’abritent, ne serait-ce qu’une fois par an. Ce que je dis là n’a aucun fondement religieux. Encore une fois, c’est de la décence. De la reconnaissance du ventre, si vous préférez. Ou alors, qu’elle renonce à l’héritage.

Par ailleurs, je serais assez partisan que les veuves n’héritent de rien quand il s’agit d’un artiste. Après tout, quand un général meurt, on ne confie pas ses troupes à sa veuve ! (Et inutile d’enfoncer les portes ouvertes en me faisant remarquer qu’un général n’est pas un artiste)

BrumesVendredi 26 septembre 2003

Mieux vaut ne pas gober tout ce que raconte Richard Bohringer, car, ou bien il boit toujours, ou bien il s’est remis à la drogue. Aujourd’hui, il a raconté que Peter O’Toole avait tourné à Paris un film de Richard Quine dont Woody Allen était le scénariste (et acteur débutant), Quand Paris scintille. Pas de veine, c’était What’s new, Pussycat ?, de Clive Donner, un film très connu. Et aussi, que Richard Burton et Elizabeth Taylor tournaient sur le plateau voisin Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, de Minelli. Manque de pot, dans ce film, ils brillaient par leur absence. Les vedettes en étaient Glenn Ford et Deborah Kerr, entre autres.

Michel TournierDimanche 28 septembre 2003

Un jour, à Casablanca, j’étais allé à une conférence que donnait Michel Tournier. Le personnage m’a semblé assez vaniteux. À un moment, il a dit qu’il ne refusait pas les décorations, et il a ajouté : « Je suis d’ailleurs décoré de la Légion étrangère ». Il voulait dire « de la Légion d’Honneur », et il n’a pas compris pourquoi toute la salle se marrait.

Toute son œuvre respire un amour des enfants assez particulier. C’est du reste un habitué de Marrakech, et les initiés savent qu’on n’y va pas pour acheter des tapis.

Les parents terribles à la télévisionLundi 6 octobre 2003

Jeanne Moreau n’a rien perdu de sa beauté dans Les parents terribles :

 

Jeanne Moreau

Jojo et monsieur LopezLundi 13 octobre 2003

Alors comme ça, monsieur Lopez, l’instituteur de Être et avoir, constatant que la production s’est fait une masse de fric avec le film et les DVD, réclame plus que l’aumône qu’on lui avait concédée pour son travail. Il estime sa contribution à 250 000 euros. On veut bien, mais la question que nul n’a posée, pourquoi faut-il que ce soit votre (très humble) serviteur qui la pose ?

 

Et Jojo,
il a palpé combien,
Jojo ?

Un pauvre au Crillon ?!Mardi 14 octobre 2003

On nous dit que le dalaï-lama ne possède rien, à part ses espadrilles. En foi de quoi, il séjourne en ce moment au Crillon, modeste masure sise place de la Concorde. Il faut croire que d’autres payent pour lui.

Tout à fait comme Mitterrand. Lorsqu’il sortait avec ses potes, il n’avait jamais d’argent sur lui et laissait payer les autres. Roger Hanin, souvent : « Roger, tu payes », qu’il disait.

On peut être persuadé que si Jésus revenait sur Terre, d’une part, il ne naîtrait pas dans une crèche mais à la Clinique Américaine de Neuilly, et d’autre part, qu’il louerait une suite au Ritz. « Marie-Madeleine, tu payes ».

Field et MazarineJeudi 16 octobre 2003

Je me demandais où Michel Field était allé chercher ce jeune homme, Ali Baddou, qu’on a beaucoup vu et entendu dans son émission de vendredi. Un p’tit gars très bien, d’ailleurs, et assez joli à regarder. Eh bien, c’est un ancien amant de Mazarine Pingeot, me révèle Didier Porte. Field s’était signalé il y a quelques années en faisant une émission publicitaire d’une heure sur la sortie d’un bouquin (à chier) que la donzelle venait d’écrire, si l’on peut dire, et qui lui a valu un pastiche où elle était affublée du surnom de Margarine Peugeot. C’est ainsi qu’il l’a connue.

On a beaucoup vu cet Ali Babaddou dans « Paris-Match ». Ça m’apprendra à lire les bons journaux.

MarianneJeudi 16 octobre 2003

Évelyne Thomas en Marianne dans les mairies ? Alors qu’on avait Claude Sarraute et Loana ? Pourquoi pas Jacques Chirac en président de la République, tant qu’on y est ?

Charlatans de la « com »Dimanche 19 octobre 2003

C’est surtout la personnalité (et le comportement) du dalaï-lama qui est en cause dans la notule ci-dessus, du 14 octobre. Sur le bouddhisme, dont j’ignore tout, je ne me sens pas capable de donner un avis ; en revanche, comme tout le monde, je sais reconnaître un intoxiqué des médias et un charlatan de la « com' ». Il y a de la concurrence, sur ce terrain, et ça finit par se voir, comme disent les Guignols. D’ailleurs, la fameuse « mère » Teresa est à mettre dans ce sac-là : elle était plus experte en auto-promotion qu’en charité chrétienne ou en soins palliatifs pour les mourants. Pareil pour le pape.

Savez-vous ce que je ferai dès que je serai élu président de la République ? Je ferai savoir à MES ministres qu’ils doivent, dans les vingt-quatre heures, congédier tous les conseillers en communication qui traînent leurs savates Berlutti dans les couloirs des ministères, et leur interdirai de venir à la télé, dans quelque émission que ce soit, fût-elle d'information. À la première infraction, la porte !

L’âge d’ArielleVendredi 24 octobre 2003

Vous avez su qu’Arielle Dombasle s’était fait exclure (et pas « s’était faite exclure ») du Who’s who parce qu’elle ne voulait pas qu’on y imprime son âge. Soyez donc discrets, et n’allez pas raconter partout qu’elle est née le 27 avril 1955. Merci !

Jean Daniel au centre du mondeLundi 3 novembre 2003

Jean Daniel publie une compil’ de ses écrits sur la guerre israélo-arabe. Il a intitulé ça La guerre et la paix. La mouche tsé-tsé du « Nouvel Observateur » se prend pour Tolstoï !

Steevy BoulayDimanche 9 novembre 2003

On ne peut pas s’améliorer au niveau mental quand on est entouré de flatteurs, de parasites et d’imbéciles. Comment un garçon de cet âge ne dirait-il pas de conneries, lorsqu’il se pointe dans un studio et que tous les spectateurs SE LÈVENT pour l’applaudir ? Le type qui a inventé ce jeu de scène typiquement télé mériterait une kyrielle de coups de pied au cul. Et les spectateurs qui s’y prêtent sont encore plus bêtes que les invités qui ne protestent pas (rares. Il y a bien eu Daniel Prévost, mais toutes ses protestations ont été prises pour un gag. Décourageant).

Moi, plus que son inculture (« Qu’ils me croivent ou qu’ils me croivent pas »), ce qui me gêne chez le petit Boulay, c’est plutôt la longueur de ses dents-qui-rayent-le-parquet, et son souci de veiller sur « son image ». Il a chopé la maladie du siècle, et, né dans une famille friquée, il aurait « fait » H.E.C., j’en ai peur.

Je copine avec les vedettesMercredi 30 novembre 2005

Vous avez remarqué la nouvelle manie de Stéphane Bern ? Quand il parle d’une vedette, désormais, il ne la désigne que par son prénom. Il ne dit plus « Jeanne Moreau », par exemple, mais « Jeanne » tout court. Ce que c’est que de faire du théâtre comme les Grands !

Je prends le pari, surveillez-le : si un jour il parle de Raimu, il va dire « Jules » !

En tout cas, moi, c’est décidé, je ne dis plus « Très saint père » au pape quand il m’appelle au téléphone ; désormais, je lui donne du « Benito ». Et, sous le prétexte que j’ai naguère enseigné et qu’Albert Einstein aussi, dès que je le rencontre dans l’autre monde, je lui tape sur le ventre et je l’appelle « Bébert » !

Gere-landVendredi 10 février 2006

En zappant hier soir, je suis tombé sur un reportage de Pink-TV où l’on interrogeait une certaine demoiselle de Clermont-Tonnerre au sujet de son métier d’attachée de presse chez Chanel – rien que du simple et du très peuple, par conséquent. Elle a rapporté qu’un jour, Richard Gere était venu assister à la présentation d’une collection de fringues pour dames friquées, mais qu’il avait été furieux que son arrivée n’ait soulevé la curiosité de personne.

Pour le contenter, ladite attachée de presse avait alors rameuté quelques photographes, et l’acteur a refait son entrée sous les flashes.

Ouf !... La France a échappé à un incident diplomatique.

France d’en hautJeudi 3 août 2006

L’arrogance des gens connus doit être bien cotée en Bourse. On nous apprend que Jean Reno s’est marié le 29 juillet. Comme cela se passait aux Baux-de-Provence, haut lieu fréquenté par les touristes, une grande partie de la vieille ville a été interdite à ces bouseux entre 11 heures du matin et la fin de l’après-midi. Quant aux commerçants et patrons de bar qui avaient l’honneur de se trouver sur le parcours du cortège nuptial, la police les a obligés à fermer leur commerce et à renvoyer leurs clients. En vertu de quelle loi de la République, l’histoire ne le dit pas.

Au fait, c’est qui, Jean Reno ?

RésistanceMercredi 9 août 2006

Ainsi que je l’avais fait dans l’écho ci-dessus, un restaurateur des Baux-de-Provence, sommé de fermer sa pizzeria le jour du mariage de Jean Reno, s’est permis de s’interroger... et surtout, d’interroger les flics qui voulaient le contraindre à la fermeture.

« Le Canard Enchaîné » rapporte la scène : « Montrez-moi l’arrêté préfectoral qui ordonne la fermeture de mon restaurant. Si vous n’en avez pas, ça se finira devant le tribunal ! », a défié l’intéressé. Et les flics se sont dégonflés.

Voilà ce qui arrive quand on doit faire exécuter un ordre idiot et non prévu par la loi. Citoyens, prenez-en de la graîne !

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Dernière mise à jour de cette page le dimanche 11 mai 2008.