Les gares de Paris

Les gares parisiennes

Paris compte six gares servant de terminus aux lignes nationales qui appartenaient autrefois à la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer français), réseau qui est aujourd’hui dissocié, et théoriquement indépendant de cette société. Trois autres gares ont disparu, et une quatrième est à présent deservie par le RER (Réseau Express Régional, qui est une extension du métro).

Commençons par les gares disparues, le gare d’Orsay, la gare des Invalides et la gare de la Bastille.

La gare de la Bastille

De celle-ci, il ne reste rien. Elle se situait sur la place de la Bastille, à l’endroit où se trouve aujourd’hui le nouvel opéra, dit Opéra-Bastille, construit à grands frais pour tenter de « casser » les syndicats qui rendaient inexploitable l’Opéra Garnier. La ligne qui partait de la Bastille passait aussi par la gare de Bercy, spécialisée dans le transport des vins du Languedoc, du Roussillon et d’Algérie, et qui a totalement disparu lors de la rénovation du quartier de Bercy. Cette ligne, surélevée, et qui aurait dû se prolonger vers Mulhouse, passait sur un viaduc dont une partie subsiste, transformée en jardins le long de l’avenue Daumesnil, dans le douzième arrondissement. Elle longeait aussi l’hôpital des Quinze-Vingts, où sont traités les aveugles et malvoyants.

La gare des Invalides

Elle se trouve place des Invalides, tout près de la Seine. À l’origine, c’était une gare prévue pour desservir la banlieue, mais la ligne fut étendue pour atteindre Granville et Brest, en 1907, puis Chartres et Dreux. Ces destinations sont aujourd’hui assurées par la gare Montparnasse, et la gare des Invalides ne reçoit plus que la ligne C du RER, qui joint Paris à certaines villes de la banlieue sud, ainsi qu’Argenteuil et Pontoise, au nord, par une autre branche.

La gare d’Orsay

Elle appartenait à la Compagnie des chemins de fer d’Orléans. Cette ville était reliée à la gare d’Austerlitz, mais la Compagnie avait voulu prolonger la ligne pour atteindre le cœur de Paris. Désaffectée, la gare fut menacée de destruction, en dépit de son architecture remarquable. Mais, rendue célèbre par le tournage du film d’Orson Welles Le procès, en grande partie tourné sur place, elle fut sauvée de la démolition en 1973, par son inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Pendant quelques années, elle abrita un théâtre, sous la direction de Jean-Louis Barrault. La SNCF revendit le bâtiment à l’État en 1978, sous la présidence de Giscard d’Estaing, qui décida d’y créer un musée du dix-neuvième siècle. Rénové, le bâtiment est ainsi devenu le Musée d’Orsay en 1986.

Références : « Trait d’union », magazine des adhérents de la section MGEN de Paris, numéro 81 de mai 2005.
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Dernière mise à jour de cette page le lundi 3 avril 2017.